dimanche 6 mars 2016

Live-report : PPB Gros Sacs Fest au Café de Paris (27/02/2015)


Le label parisien mené par Romain (Hightower) & Soufiène (Mind Awake) souffle aujourd’hui sa première bougie. PPB a donc décidé de monter le Gros Sacs Fest pour l’occasion, en faisant venir des groupes français tels que No Season (Metz), Lodges (Paris) ou encore Harm Done (Nantes), mais aussi des groupes belges avec Heartfelt et xDEVOURx. Des expositions y étaient également visibles, les tatoueurs XCYRX et Clément Baptiste présentant des planches de flash, ainsi que le collectif d’illustrateurs JAUNE COCHON.

La fête se passe donc au Café de Paris, ce qui me laisse un peu perplexe avant même d’y être, d’abord à cause de sa taille (cette salle ne peut vraiment pas accueillir un grand nombre de personnes), mais surtout à cause du son. Ayant assisté à plusieurs concerts dans cette salle, je n’ai jamais eu un son parfait mais je dois dire que j’ai été agréablement surpris ce soir là. Je mets donc les pieds au Café de Paris juste après le set de No Season. Le concert des messins ayant commencé à 17h30, je n’ai pas eu la chance d’y assister. Le temps de prendre une boisson, de jeter un coup d’œil au merch, assez fourni malgré tout, grâce aux tapes que le label a ramené pour son anniversaire, mais également grâce au stand du label Straight & Alert géré par Alexis (Harm Done) qui n’a ramené pour l’occas qu’une petite partie de son stock, c’est maintenant au tour des belges de Heartfelt de monter sur scène.


Le combo vient défendre ce soir sa nouvelle galette Deprived of Compassion. Leur Hardcore 90’s style n’est pas désagréable en studio mais je dois avouer que j’ai vraiment eu du mal à rentrer dans leur show ce soir là. Peut être à cause du manque d’ambiance, le public étant encore parsemé, on sent que le groupe n’est pas vraiment là. Je ne vais pas m’étendre sur leur prestation, en espérant que leur prochaine fois dans la capitale soit plus concluante. Je tiens cependant à dire deux mots sur le son, qui était vraiment aux petits oignons, ce qui est vraiment surprenant dans cette salle, et pour une première partie. L’ingé a fait du très bon travail toute la soirée, avec le peu de matériel qu’il possédait.


C’est maintenant au tour de xDEVOURx, l’autre groupe belge de la soirée de nous présenter son hardcore tout en puissance. Jouant devant plus de monde que leurs potes juste avant eux, on les sent plus en confiance : le combo straight edge sait y faire avec le public, bien que celui-ci soit encore un peu timide. Ils nous présentent donc un set bien exécuté, rentre dedans, et sans prétention. N’ayant pas été personnellement séduit par leur prestation je salue cependant leur performance qui saura en convaincre plus d’un.


Le temps de faire une petite pause, de manger un bout, vient maintenant les 5 compères de Lodges. Le groupe parisien revient à la maison présenter son premier album See God, chose qu’ils n’avaient pas encore fait devant leur propre public. Etant venu plutôt en mode « découverte », je dois dire que c’est une bonne première pour ma part, le groupe ayant délivré un show vraiment convaincant, en mettant logiquement leur nouvel album en avant. C’est donc devant une salle maintenant blindée que les parisiens envoient leur hardcore. On les sent proches du public et contents d’être présent ce soir. Connaissant désormais mieux le jeune combo de la capitale, j’ai hâte de voir leur set le 24 mai prochain en première partie de Power Trip au Gibus live afin de me faire une encore meilleure idée. PPB, les ayant donc sortis en tape, a visé juste en les mettant sur la prog : le concert est très bien passé, et rien de mieux pour introduire le dernier groupe de la soirée.


Nous arrivons à la fin de la fête, c’est déjà au dernier groupe de se lancer, et rien de mieux que les propres organisateurs du fest pour les annoncer, se disant « très fiers » d’avoir pu les amener à Paris ce soir afin de célébrer ce premier anniversaire. Profitant de remercier toutes les personnes ayant participé de près ou de loin à cette soirée et à toute l’activité du label ainsi que de remercier tous les groupes présents, c’est maintenant au tour du « Marteau Nantais » comme ils ont eu bon de les présenter.

Je ne vais pas vous cacher que si je suis venu à cette soirée, c’est principalement pour eux. Leur 1er album Abuse/Abused vient tout juste de sortir sur le label Straight & Alert (PPB a également pressé des tapes qui se sont vendues en un rien de temps sur leur site) et quelle pépite ce full length ! C’est tout simplement 19 minutes de powerviolence exécuté à la perfection. 

Ils entament donc leur set dans une chaleur étouffante, mais quel bonheur ! Bien que victime d’un nouveau line up pas encore très bien rodé (c’est seulement leur 2ème concert avec ce line up, le 1er ayant eu lieu la veille à Rouen, les morceaux ne s’enchaînent pas aussi bien qu’ils le devraient, et il y a eu quelques discussions entre les musiciens entre certains morceaux), cela n'enlève rien à leur prestation, bien au contraire. Leur nouvel album est, de la même manière que Lodges, largement mis en avant, jouant une bonne partie de celui-ci et c’est un Alexis en pleine forme et donnant tout ce qu’il a sur scène qui mène la barque, tenant aussi bien son groupe que son public, bondé et réactif. Le son est toujours au top, chaque instrument est parfaitement audible et sans déchet. Je passe donc un excellent moment devant leur show et n'ai absolument pas vu le temps passer. J’ai pu profiter d'une set-list aux petits oignons avec « A Perpetual Wait », « Twice Rather Than Once », « Sink Again », « Drifting Away » et j’en passe, pour terminer sur un « Boiling Point » (reprise de SSD) des plus fédérateurs.

Avec un show de cette qualité, il n’y a pas de doute, je vais sans hésiter retourner les voir en 1ère partie de Magrudergrind le 28 mars prochain dans le 77 (Pub ADK).


PPB a réussi ce soir à me faire passer une excellente soirée, montée par des passionnés pour des passionnés. Petit bémol pour la salle, dont la chaleur fut étouffante, et avec un carrelage trempé et glissant, ne laissant pas vraiment de liberté au public. En espérant donc que le label continue à sortir ses tapes DIY, et que le 2ème anniversaire soit aussi gras.


Sinner

mercredi 24 février 2016

Live-report : Lionheart + Desolated + Fallbrawl + Wolfpack


Même si j'aime de plus en plus le Hardcore, j'ai beaucoup hésité à prendre ma place pour ce concert tant le Hardcore Beatdown me laisse de marbre sur skeud. Pas faute d'avoir essayé à de nombreuses reprises mais Nasty, Fallbrawl et compagnie, au bout de deux titres, j'en ai ma claque.

Du coup, le seul groupe de l'affiche qui m'attirait réellement était Lionheart, venu promouvoir leur nouvel opus Love Don't Live Here. Déjà vu au mois d'août, les Ricains sont vraiment bons en live, très fédérateurs finalement. C'est donc la seconde fois que je les vois mais exit la Méca, on passe au Gibus Live, en configuration "grande", ce qui reste un poil plus agréable (un peu plus de place pour circuler et atteindre le bar !).

Premier coup de gueule (avant même de parler musique) : interdiction de rentrer avec un sac dans la salle. Du coup, passage par la consigne obligatoire. Alors je ne sais pas qui a instauré cette règle (l'orga ? la salle ? les groupes ?) et je n'ai rien contre une consigne obligatoire dans la mesure où elle est gratuite. Sauf que là, c'est deux euros par article. Dans le genre "je prends le public pour des gros cons", on ne fait pas mieux je pense. Pire, l'orga n'a même pas osé répondre aux commentaires postés sur Facebook par de nombreuses personnes "outrées" (et c'est totalement justifié) de ce genre de méthode. Un peu de transparence ferait du bien les gars !

Revenons en à nos moutons : la musique. Tout débute avec Wolfpack, des frenchies qui sont en terrain connu (venant de Paris). Clairement pas ma came mais alors pas du tout. Du Hardcore Beatdown certes mais où rien, dans la musique, ne me donnera envie de bouger ou d'envoyer des moulinets de tous les côtés. De plus, j'ai eu énormément de mal avec la voix du chanteur, assez rocailleuse, mais qui ne me semblait pas du tout en adéquation avec la musique du groupe. Du coup, je n'ai rien retenu de leur prestation. Dommage !



S'ensuit Fallbrawl qui joue dans le même registre... mais en beaucoup mieux ! J'ai entendu beaucoup de bien de leurs lives et j'ai même pris le temps d'écouter un album en entier juste avant de venir même si j'adhère moyennement au genre. Et bien mon cochon, c'était pas mal ! Déjà car les breaks donnent envie de péter la gueule à ton voison (et que c'est clairement ce qu'on souhaite entendre dans un concert du style) mais aussi car la voix est vraiment géniale, très grave, très violente. Bon les chansons ont tendance à se ressembler un peu trop et je n'écouterai pas ça tous les jours mais j'ai beaucoup aimé certains titres (comme "Brotherhood" il me semble). Une bonne surprise !



Troisième groupe à monter sur les planches du Gibus : Desolated. Clairement mon préféré des trois que je ne connaissais pas ou peu. Du Hardcore Beatdown certes mais avec quelques touches Thrashy par moment (on a le droit à quelques riffs bien badass) et des chansons assez variées. Le chanteur, assez charismatique, a une putain de voix et tout s'enchaine très (trop ?) vite. On notera que le chanteur de Fallbrawl est venu pousser la chansonnette au début du concert, ce qui mit tout le monde d'accord en un instant. Desolated est clairement une bonne surprise pour ma part, je vais donc de ce pas me jeter sur leur discographie (et en plus, les pochettes des derniers albums sont magnifiques !).



La touche finale, c'est Lionheart. Et là, on passe au cran supérieur. Le public ne s'y trompe pas et ça devient le bordel dans la fosse (moins de KDS par contre). Tout débute avec "Pain" du dernier opus, titre qui franchit aisément le cap du live, avec un public réceptif au possible. On est bien obligé d'admettre que les titres de Lionheart sont calibrés pour la scène : "Rest in Power" scandé par la foule, "Love Don't Live Here" qui est clairement l'une des chansons les plus bandantes du dernier album ou encore l'enchainement "The Truth"/"Rat" (d'ailleurs, cet EP est extrêmement bien représenté dans la set-list, contrairement au tout premier album complètement absent). Le point de culminance sera la doublette "Undisputed"/"Lifer" et son terrible final "Rest in peace to my ennemies" mené par un Rob Watson au top de sa forme. Notons que le chanteur de Mind Awake viendra sur scène pendant "Brother's Keeper" et force est d'avouer qu'il a toujours une putain de voix et une patate énorme. Le concert se terminera sur la fédératrice "LHHC" suivi d'un "From Nothing" en rappel. Lionheart, c'est loin d'être original, on est rarement surpris mais ça tabasse sévère en live et, finalement, on n'en demande pas plus. Pari réussi pour les Californiens qui prouvent encore une fois qu'ils sont une valeur sûre du Hardcore.



Une bonne soirée, remplie de surprise (Fallbrawl, Desolated) qui fait du bien en cette période un peu frisquette. Je ne pensais pas autant apprécier les deux groupes précédents Lionheart mais bon, il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis ! Dernier petit mot à propos du Gibus qui est une salle que j'apprécie plutôt bien et qui semble se tourner de plus en plus vers le Hardcore. Du coup, vivement les prochaines dates comme Power Trip, Mizery ou encore No Turning Back !


vendredi 22 janvier 2016

Live-report : Persistence Tour 2016


Le Persistence Tour est un événement devenu immanquable pour les fans de Hardcore, proposant des affiches (en général) de qualité. Et cette année, force est d'avouer qu'elle envoie du lourd. Voyez plutôt : les Allemands de Risk It (faisant la promotion de leur nouvel opus Cross to Bear), Wisdom in Chains assez rare en salle, le Hardcore assez spécial mais pas inintéressant de Twitching Tongues, le Crossover d'Iron Reagan, le Hardcore Mélodique de H2O, les excellents Terror et enfin Ignite qui, étonnamment, se retrouve en tête d'affiche sur ce Persistence. C'est donc cette superbe affiche qui pose ses bagages au Gibus Live, en configuration "grande" bien sûr.

Malheureusement, suite à un empêchement de dernière minute, j'ai raté les show de Risk It et Wisdom in Chains. Il parait que le second a vraiment mis une claque à tout le monde alors que pour Risk It, les avis restent partagés.

Bref, j'arrive juste après le dernier morceau de Wisdom in Chains, retrouve rapidement mes amis et attend impatiemment Twitching Tongues. Ayant énormément apprécié leur dernier opus Disharmony, je m'attends à prendre une claque énorme. Et.. non. Alors, j'étais content de les voir, vraiment hein ! Mais déjà, première déception : le son. Franchement moyen, ne mettant pas en valeur les compos pourtant très intéressantes du groupe. Second point négatif : la voix. Alors, je ne sais pas ce qu'il s'est passé mais ça ressemble pas vraiment à la voix en studio. Beaucoup plus claire, limite Glam, ça m'a empêché de rentrer dans leur show. Du coup, j'espère que c'est vraiment une passade et pas une nouvelle direction que prend le groupe. Bon, un point positif quand même : j'ai apprécié entendre les titres "Disharmony" ou encore "World War V" (si je ne me trompe pas, ils ont terminé par ce titre). A revoir dans de meilleures conditions.


Vient ensuite Iron Reagan et leur Crossover bien délirant. Déjà vu au Hellfest 2015, j'avais hâte de les revoir et me défouler dans le pit, qui sera bien violent soit-dit en passant. Le groupe est bien en forme et commence directement avec "I Won't Go". Le public répond donc présent en se déchainant dans le pit et les slammeurs s'en donnent à cœur joie. Le groupe aura le temps de jouer 16 chansons (soit 30 minutes de jeu, véridique !) avec, au milieu, l'excellente "Miserable Failure" où Foresta demandera un circle-pit qui fit mouche. Bon, j'ai quand même trouvé le son beaucoup trop fort, à tel point que je me suis reculé sur la fin du show. Le groupe est en tout cas bien heureux d'être présent sur cette tournée et le public lui rend bien. Peu de choses à dire sur Iron Reagan, c'est toujours efficace, un peu comme Municipal Waste, et même si les shows se ressemblent tous, on s'éclate toujours autant. Et c'est bien ça le principal !


H2O était clairement le groupe que j'attendais le plus. Découvert en live au Petit Bain quelques mois auparavant, j'en suis devenu un gros fan, ayant écouté tous les albums et EP du groupe. Et franchement, si vous ne connaissiez pas H2O avant ce soir, vous avez été gâtés niveau set-list : pas originale du tout mais remplie de tubes (ceci dit, la disco du groupe est un condensé de tubes !).
Le groupe balance dès le départ l'excellente "Nothing to Prove" dont le refrain fut scandée par toute la fosse. Les titres s'enchainent très bien avec "Family Tree" (Toby Morse faisant chanter bon nombre de personnes présentes dans les premiers rangs), "One Life, One Chance" qui respire la bonne humeur, musicalement parlant ou encore "1995". Le dernier album en date est assez bien représenté dans la set-list avec "Skate", "Use Your Voice" ou "Black Sheep" (je trouve ça dommage que l'on n'ait pas le droit, en live, à la petite morale d'introduction présente sur la version studio). En termes de gros coup de cœurs, je note principalement "5 Year Plan" qui est très fédératrice et "What Happened" qui possède des paroles sincères et auxquelles j'adhère complètement. Bref, H2O est déchainé, surtout Toby Morse qui s'en donne à cœur joie (j'adore sa dégaine d'ado éternel !) sautillant comme un enfant et occupant sans soucis toute la scène. Notons que le nombre de slammeurs à considérablement augmenté comparé aux concerts précédents (et ça ne va pas aller en diminuant !), ce qui mit une très bonne ambiance dans le fosse. Bref, H2O a partagé sa bonne humeur et son attitude positive à toute le Gibus Live : merci à eux !


Beaucoup de personnes étaient venues pour Terror. Déjà car on a vu un nombre incroyable de t-shirts et sweet à l'effigie du groupe mais aussi car c'est pour Terror que la fosse fut la plus remplie. Terror n'a pas forcément convaincu tout le monde avec son dernier opus en date The 25th Hour mais en live, c'est une autre paire de manche. Le groupe commence directement avec "One with the Underdogs" suivi de "Stick Tight", qui fait bouger la fosse comme jamais. Le truc avec Terror, c'est que ce n'est jamais original mais putain, que c'est bon ! Le groupe dégage une puissance, une fureur qu'on ne retrouve pas chez tous les groupes et ce grâce à son frontman Scott Vogel qui engraine le public à monter sur scène, à se foutre sur la gueule pendant chaque titre. Rien de surprenant niveau titres joués avec toujours les mêmes incontournables comme "Return to Strength", "Always the Hard Way", "You're Caught" ou "Spit my Rage" mais également des titres du dernier opus comme "The Solution" ou "No Time for Fools" qui s'intègrent bien à la set-list. Notons que le nombre de slammeurs à explosé : on a vu des personnes slammer 5 fois par chansons (ça devenait un poil abusé par contre là...), ce qui a un peu énervé certaines personnes des premiers rangs. Trop de slam tuerait le slam ? Bref, Terror est une valeur sûre du Hardcore en live et il vient encore une fois de le prouver. A voir et revoir sans modération !


La touche finale, c'est Ignite. Alors j'ai pas trop compris pourquoi ils étaient en TA. D'ailleurs, la salle s'est considérablement vidée pour eux. J'apprécie particulièrement l'album Our Darkest Days qui est un concentré de tubes mélodiques. Malheureusement, le concert de ce soir ne restera pas dans les esprits. Tout d'abord, le groupe va commencer beaucoup plus tard que prévu (chaque groupe ayant pris du retard donc forcément...), autant dire qu'arrivé à minuit (l'heure où j'ai dû partir), le groupe n'avait fait que la moitié de son show. Du coup, je n'ai même pas eu la chance de voir le titre "Bleeding" que j'affectionne tant (joué en général en dernier). De plus, le son était franchement pas fameux, à tel point que certains titres devenaient méconnaissables. Enfin, j'ai trouvé ça mou. La première raison, c'est le nouvel album qui est franchement en deçà de ce que peut faire le groupe (et vu que le groupe a débuté son show par "This is a War",forcément ça n'a pas aidé). La seconde raison, c'est l'absence d'un guitariste (j'ai appris ça par la suite, j'avoue ne pas m'en être rendu compte sur le moment). Du coup, cela s'est vraiment ressenti dans la prestation d'Ignite. Bon j'ai quand même apprécié quelques titres comme "Fear is Our Tradition", "Let It Burn" ou "Veteran" mais rien de marquant néanmoins. Je quitte donc la salle sans remords et me dis que j'aimerai bien les revoir dans des meilleures conditions de jeu.


Premier Persistence Tour pour ma part et je ne suis pas déçu malgré quelques groupes ayant fait des prestations assez mauvaises (Twitching Tongues, Ignite). J'ai passé une excellente soirée et j'ai juste hâte d'être à l'année prochaine pour le Persistence Tour 2017 (avec je l'espère un petit Turnstile sur l'affiche !).

Chab

dimanche 27 décembre 2015

[Live-report] Bane + Backtrack + Mind Awake @ Gibus Live



Ce mercredi 9 décembre fut une soirée assez spéciale : d'une part car c'était le dernier concert de l'année pour moi et qu'au vu de tous les événements de cette année 2015, il me semble important de prendre le temps de se changer les idées avec de la bonne musique mais également car le Gibus live se trouve à deux pas de la Place de la République, où je n'avais pas mis les pieds depuis les attentats. C'est donc une ambiance pesante qui se dégage de cette place désormais, remplie de fleurs, bougies, cadeaux et autres offrandes. Après avoir fait le tour, en silence, de cette place en compagnie d'un ami, on se rend vers la salle avec une seule idée en tête : profiter à fond de cette soirée, qu'importe de quoi l'avenir est fait.

C'est la première fois que je me rends au Gibus Live.. salle qui accueillera en janvier le Persistence Tour (Ignite, H2O, Terror et consorts...). Première réaction : c'est tout petit ! Pas que ça me gène, bien au contraire, préférant de loin la simplicité et l'intimité d'une salle de petite taille, rappelant les plus belles heures du Metal et du HxC mais je me dis que celle-ci ne pourra jamais accueillir tous les groupes du Persistence (pour info, Terror ou H²O remplissent le Petit Bain à eux seuls..)., jusqu'au moment où je comprends que le rideau derrière nous peut s'enlever et, je suppose, agrandir considérablement la salle. Ingénieux et rassurant.

J'ai enfin l'occasion de voir Mind Awake sur scène. J'ai arrêté de compter le nombre de fois où l'on m'a vanté les qualités live de ce groupe.. et on ne m'avait pas menti ! Bon, au delà du fait que leurs balances ont duré deux fois plus longtemps que leur temps de jeu (30 minutes de balances contre 15 minutes de jeu), ce fut du tout bon pour les Parisiens. Tout me plait dans ce groupe : du chanteur à la voix éraillée qui, malgré un public assez timide en ce début de soirée, se donne à fond (il a demandé un nombre incalculable de stage dive... dommage qu'il n'y en ait pas eu !) et hurle sa hargne à qui veut l'entendre, aux zicos au taquet, sautillant partout sur scène et clairement venus là pour montrer que Mind Awake en a dans le pantalon. Le seul hic de leur show : la durée, comme je l'ai dit plus haut... j'en aurai bien pris encore 10 minutes de dévissage de tête en bonne et due forme. A revoir rapidement !



C'est au tour de Backtrack d'envoyer des mandales par paquet de douze. Bon, je ne le cache pas, je suis devenu un fan absolu de Backtrack (que je préfère à Bane même si j'aime beaucoup leur musique également) et je l'assume complètement : c'est pour moi la relève du NYHC ! Et ils viennent, sans aucuns problèmes, de confirmer mes dires lors de cette soirée. Et vas y que je te balance des tueries monumentales comme "Wash Away", "Their Rules" ou "Erase the Rat", que je retourne la salle à coup de "Under Your Spell" ou encore que j'entraîne le public à se briser les bras avec "Nailed to the Tracks". Que dire de plus finalement ? C'est hyper classique mais d'une efficacité et surtout d'une énergie démentielle. Même plus besoin de dire quelque chose... il suffit juste d'écouter pour comprendre !



Afin de finir la soirée en beauté, c'est Bane qui déboule sur scène et j'avoue avoir eu du mal à rentrer dedans au début : déjà car Backtrack m'a retourné le cerveau mais aussi car le chanteur de Bane est assez spécial, charismatique certes, mais que ce soit au niveau de son attitude ou de sa voix, un temps d'adaptation peut être requit. Mais la qualité de leur musique m'a vite rattrapé et plus le show avançait, plus je me pris au jeu. Bane commença donc sobrement (chansons plus mid tempos par exemple) afin de finir en beauté avec des titres énergiques comme "Count Me Out" ou "Can We Start Again" où le public fera les chœurs, connaissant les paroles sur le bout des doigts. Notons que Bane fera souvent des petites pauses entre les titres, ce qui peut légèrement faire décrocher du show par moment. Ceci dit, le groupe en profitera pour parler, à de nombreuses reprises, avec le public en expliquant par exemple, les galères qu'a pu rencontrer le groupe au fil des années ou parler des attentats de Paris. Le show fut donc sympathique, en dessous de celui de Backtrack à mes yeux, mais d'une sincérité limite touchante que le groupe a souhaité partager avec son public. Pourquoi pas après tout, la musique c'est avant tout du partage et ça, Bane l'a compris.



Une très bonne soirée vraiment intense, comme je les aime, avec trois groupes plus que convaincants. J'ai donc hâte de refouler cette salle pour le Persistence mais également pour Power Trip ou No Turning Back !

Chab

jeudi 10 décembre 2015

Chronique : Backtrack - Lost in Life (2014)


Après quelques démos/EP, Backtrack avait proposé en 2011 son premier opus, Darker Half, de très bonne facture mais souffrant peut-être de longueurs par moment. Loin d'abandonner l'idée de montrer au monde que le NYHC n'est pas mort, Backtrack revient en 2014 avec un second opus intitulé Lost in Life, sortie sous l'écurie Bridge Nine Records (H²0, Have Heart, Defeater, Expire...)

L'album commence sur les chapeaux de roue tant les premiers titres sont des hits en puissance : de la fédératrice "Their Rules" au refrain ravageur à l'excellente "Wash Away" qui propose de belles parties de mosh part en passant par "Lost in Life" à la rythmique dévastatrice, Backtrack propose un enchaînement de chansons qui donnent clairement envie de se jeter dans la fosse, enchaîner les stage dive et les mosh sans aucunes concessions.

Quelques titres, au contraire, ralentissent un peu la cadence à l'instar de l'excellente "Tortured", "Still Searching", "Right This Wrong" ou encore "Under Your Spell" où viendra s'inviter le chanteur de Turnstile, reconnaissable par son timbre et son phrasé unique en son genre. Par ailleurs, on se rend compte que cet opus est une véritable histoire de "famille HxC" : David Wood, chanteur de Down to Nothing et également bassiste chez Terror pose sa voix sur "Their Rules" alors que Dan Seely (King Nine) est présent sur "Lost in Life" par exemple.

A la différence de l'album précédent, aucun moment ne nous fait décrocher, aucune impression de longueur à l'horizon : le groupe enchaîne les titres sans temps mort, proposant un savoureux mélange de mosh part, de rythmiques percutantes et de refrains donnant envie de tout casser. Un petit mot également sur la production qui se veut parfaite de bout en bout : puissante, claire mais surtout, point très important, celle ci met tous les instruments en valeur (quel plaisir d'entendre si distinctement la basse !).

Backtrack serait la relève du NYHC ? Clairement, oui. Backtrack fait partie de ces groupes qui montent et qui prouvent au monde que le Hardcore n'est pas mort, loin de là. A défaut d'être original car très classique dans son approche, ce Lost in Life reste un album de qualité que tout fan de Hardcore se doit d'écouter au moins une fois.


Chab

mercredi 9 décembre 2015

Live-Report : Turnstile + Forced Order (Mécanique Ondulatoire)


Depuis que j'écoute du Hardcore, c'est à dire environ deux ans maintenant, j'ai rarement pris une aussi grosse claque qu'avec l'album de Turnstile, Non-Stop Feeling qui port très bien son nom. Alors lorsque j'ai vu que le groupe passait à la Méca, mon sang n'a fait qu'un tour. D'autant plus que j'avais raté leur date l'année dernière dans la même salle (quel idiot ai-je été de ne pas y aller !). Turnstile a une certaine hype dans le milieu du HxC depuis un certain temps.. hype que je trouve totalement justifiée tant leur son est unique, un savoureux mélange de HxC et de parties plus mélodiques, de voix claires (à l'instar de "Blue by You" par exemple).

Avant de parler du show de Turnstile, il serait bon de parler de Forced Order qui a dû ouvrir les hostilités.. dans des conditions assez difficiles ! Loin d'être mauvais, les Ricains ont surtout hérité d'un son mauvais : une basse trop élevée dans le mix, assourdissante au possible (c'est con, c'est pas du Doom !) et des larsens à foison, pas forcément voulus de la part du groupe. Du coup, malgré un public en forme (les premiers mosh déboulent dès les premiers titres), je resterai assez hermétique à leur show. Le groupe reste objectivement assez bon, très dynamique sur scène mais les problèmes de sons (putain mais ces larsens dégueulasses...) me font constamment sortir du show. J'avoue avoir apprécié les derniers titres aux rythmiques entrainantes et où le son s'améliorait un peu... mais je reste déçu de ce concert. Prochain objectif ? Les revoir avec un bon son car je pense être passé à côté de quelque chose.. Et je suis sûr que ce groupe en vaut la peine !


Enfin ! Enfin je peux voir Turnstile ! On m'a vendu beaucoup de rêves sur les show de Turnstile, me vantant les mérites du groupe à maintes et maintes reprises. Alors, ça vaut quoi ?

Dès les premiers accords, la Méca se déchaîne : tout le monde commence à bouger, le pit se déchaine et le groupe commence son show en enchaînant des titres comme "Drop", "7" ou "Keep It Moving". Héritant d'un son aux petits oignons, Turnstile se déchaine sur scène : bien plus violent que sur skeud, le groupe prend une ampleur phénoménale en live ! Malgré une Méca étouffante au possible (et remplie à bloc), ça mosh, ça slam, ça chante en chœur. Turnstile va proposer des titres issus de leur unique album ("Drop", "Gravity" où le public va clairement péter un câble et se donner à fond, "Fazed Out" ou encore la mélodique "Blue by You" chantée par le guitariste) mais également des EPs précédents avec l'excellente "Pushing Me Away", "The Things You Do" ou encore "Death Grip". 

Bien sûr, la Mécanique Ondulatoire ne permet pas au groupe de beaucoup bouger sur scène mais qu'importe, Turnstile est là pour faire plaisir au public et s'en donne à cœur joie. Le concert se voulait assez court (35 minutes en gros) et pourtant... Et bien oui, ce concert fait partie de mes préférés, tous genres confondus. Certes, c'est court.. et alors ? J'ai pris l'une de mes plus belles claques, tout simplement. Turnstile est rentré dans la cour des grands.. en espérant qu'il y reste un moment !

Et histoire de finir ce court report de la plus belle des manières, je vais citer un de mes amis qui a tenu les propos suivant à la sortie de ce concert et qui résume très bien ce que je pense : "Si quelqu'un me demande pourquoi j'aime le Hardcore, je lui dis tout simplement d'aller voir un concert de Turnstile".



Chab



Live-report : Andréas & Nicolas + Les 3 Fromages + Magoyond


J'ai entendu beaucoup de bien des live d'Andréas & Nicolas. N'ayant jamais vu le duo, je me suis décidé au dernier moment à prendre ma place, histoire de rigoler un bon coup le temps d'une soirée. Le Petit Bain étant, de plus, une salle que j'apprécie énormément, je me rends donc à ce concert le sourire aux lèvres. Mais avant de voir le duo, deux premières parties vont ouvrir les hostilités : Magoyond et Les 3 Fromages

Magoyond était inconnu au bataillon pour ma part. Et quelle découverte ! Le groupe joue sur une ambiance "Zombiesque", aussi bien au niveau du visuel qu'au niveau des textes des chansons. Profitant d'une salle assez bien remplie, le groupe va nous emmener dans son univers fun et délirant. Pour cela, une petite ouverture sur "Death Train" et le public fut conquit tout de suite. Les membres du groupe, en particulier le chanteur, sont des vrais show-man : on assiste à un vrai spectacle théâtral bourré d'humour et de zombies. Quelques titres m'ont bien marqué, en particulier "Adopte un Zombie" ou encore "Zombitch" tirée de leur nouvel EP. Bref, j'ai rarement eu une première partie qui m'a autant enchanté !


Les 3 Fromages.. je me souviens encore avoir beaucoup apprécié leur premier album bourré de chansons décalées et assez drôles. Du coup, c'est avec un  grand plaisir que j'observe leur prestation. Aujourd'hui, le groupe en est à son 3ème opus (je ne connaissais pas du tout les deux derniers) et, finalement, fait plus office de co-headline que de réelle première partie. Le trio a clairement le public dans sa poche : entre deux titres, ça discute avec le public, ça fait des blagues et ça donne surtout envie de bouger !

Peu de chansons du premier album hormis "Les Routes de Nantes" et "Je te trouve tellement jolie" mais cela ne m'a pas empêché d'apprécier les autres titres joués ce soir : "Allons chez Toi", "Sombre Héros", "BB Rockers" avec un membre des Fatals Picards qui vient jouer avec le groupe, "Nirvanoir" avec en amont les premiers riffs de "Back in Black" d'AC/DC et "Enter Sandman" de Metallica, "La Galère d'un Pirate" avec un backdrop qui bouge en rythme ou encore "Et à la Fin.." où le groupe enchaînera spoiler sur spoiler, dans la joie et la bonne humeur, en gachant bon nombre de fin de films/séries à l'instar de Breaking Bad, Seven, Le Sixième Sens ou encore Fight Club (c'est con, j'avais pas vu Breaking Bad !).

Notons la venue d'Andréas et Nicolas qui, à cause d'un vol de "blagues" (sur Will Smith, tant qu'à faire !) vont se lancer dans un petit rap (reprise de "Soirée Ratée" d'Orelsan !) devant un public bien chaud. Enfin, j'ai énormément apprécié leur reprise de "C'est toi que je t'aime" des Inconnus mise au goût du jour de la plus belle des manières. Le set se termine sur un petit rap du groupe ("Ca Nous Soûle") qui permet au groupe de se lâcher complètement, sans instruments et en sautant partout, haranguant la foule à tout va. Les 3 Fromages m'ont convaincu en tout point : rythmées, drôles et surtout calibrées pour le live, leurs chansons ont fait mouche durant une heure de jeu. Vivement de les revoir !


Ha Andréas et Nicolas.. Même en ces temps un peu sombre, le public a répondu présent en masse pour une bonne tranche de rire. Finalement un concert d'Andréas et Nicolas, c'est bien plus qu'un simple enchaînement de titres : c'est surtout un moment de partage (avec pas mal de beaufs il faut bien l'avouer), de rires, de blagues et, bien sûr, de chansons bien fun. 

Au nombre de trois sur scènes (et oui, il ne faut pas oublier le célèbre mais néanmoins indispensable Singe Batteur), Andréas et Nicolas vont nous faire rire de bout en bout à coup de "Putain ! Putain ! Putain !", "Salut tout l'Monde", "Chatroulette", "Elle change la K7 dans la tête du chat", "Ma super chérie", "Super S*****" ou encore "Je collectionne des canards (vivants)", chanson phare du groupe.

Mais le groupe n'oublie pas de faire participer le public : en faisant monter sur scène des personnes régulièrement (une fille pour chanter sur "Putain ! Putain ! Putain !", une autre pour le jeu du Sac Poubelle ou encore tous ceux qui avaient des t-shirts "Je collectionne des canards" pendant la chanson du même titre) mais en prenant également à partie des gens dans le public, histoire de se moquer d'eux amicalement, un peu à l'instar des one-man show humoristiques que l'on peut voir régulièrement à la télé.

La soirée s'enchaina très vite malgré quelques absents dans la set-list comme "Montrez-moi vos miches" ou "Toutes les filles qui jouent au foot". On aurait aimé également voir GiédRé déboulée sur scène pour chanter avec le duo mais ne boudons pas notre plaisir : le concert fut très bon du début à la fin ! Finalement, il est assez difficile de faire un report poussé sur un groupe de ce genre : bien plus qu'un concert, c'est un vrai show auquel on a le droit, un mélange de musique, d'humour et de second degré. On ressort du Petit Bain le sourire aux lèvres : qu'on se le dise, mettre son cerveau sur OFF le temps d'une soirée, ça fait vraiment vraiment beaucoup de bien !

Chab