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mardi 20 septembre 2016

Hellfest 2016 - Dimanche

Dernier jour de festival mais encore plein de bonnes choses à voir. C'est un peu fatigué que je me dirige vers l'entrée du festival, à 9h, comme d'habitude. Les portes vont ouvrir à l'heure et après m'être pris un petit jus d'orange et un croissant, direction la Valley pour le premier concert de la journée.

Stonebirds ouvre les hostilités et.. ha j'ai pas réussi à accrocher. Bon, il se trouve que j'étais fatigué et que le mix n'était pas fameux. Je suis resté que 15 minutes et je suis parti me poser à la Warzone.

Le premier groupe a foulé les planches de la Warzone est Alea Jacta Est. Groupe Français avec deux albums au compteur, le groupe propose du Hardcore un peu Beatdown qui, sur skeud, me laisse assez indifférent (hormis quelques titres très efficaces). Le public a répondu un peu présent (il est 10h30 du mat et on est dimanche, faut pas trop en demander non plus !) et la fosse bouge pas mal, avec du KDS à foison, ce qui a l'air de bien motivé le groupe. D'ailleurs, si sur skeud, comme je l'ai dit, je ne suis pas plus emballé que ça par AJE, en live les gars envoient vraiment la sauce. Une vraie machine de guerre (puis voir le guitariste faire semblant de nous tirer dessus avec sa guitare, ça vaut tout l'or du monde !) avec des titres aussi subtils que "From Silence I Rise" (taillé pour le live), "Napalm From Everyone" ou "Bullets Are Loud". Bref, le groupe parfait pour ouvrir les hostilités.

Je me pose avec ma dulcinée en MS pour observer le show de Nightmare qui a troqué son chanteur pour une chanteuse. Si les 30 minutes de jeu passent assez vite, je reste assez déçu de leur show : la chanteuse, sans être mauvaise, n'a pas spécialement une voix détonante et ses speech entre les chansons sont ridicules au possible (à partir du moment où elle a gueulé "Apérooo", elle a perdu toute crédibilité !). Bon, ça reste du Heavy donc on retrouve quelques riffs assez sympas, donnant envie de bouger la tête en rythme mais la prestation du groupe est oubliable.

J'en profite pour saluer quelques amis attendant farouchement Municipal Waste (mais qui passera sur Paris quelques jours semaines plus tard) et me dirige vers la Warzone pour les coreux de Backtrack. Déjà vu avec Bane au gibus, Backtrack c'est une valeur sûre en live. Peu de monde présent devant eux (forcément, le clash avec Municipal Waste n'aide vraiment pas) mais un groupe au top, comme toujours. Clairement, ce groupe fait partie de la relève du NYHC, suffit juste d'entendre "Their Rules" pour s'en rendre compte. Le pit se veut assez mou malgré tout (peu de monde donc forcément) mais le groupe, bien que sûrement un peu déçu, fait tout son possible pour faire plaisir à son public. Pour ma part, c'est réussi : je passe un super moment même si l'ambiance manquait de piquant...

Petite pause bouffe (oui je suis faible !) en attendant Turnstile. Ce groupe, c'est à double tranchant : soit on est prit dans la hype et on est super fan, soit on déteste. Si vous me connaissez un peu, vous savez que je me situe dans la première catégorie, celle des ultra-fans qui écoutent Non-Stop Feeling tous les matins en guise de petit déjeuner. Si il y a peu de monde présent pour eux (mais plus que pour Backtrack), le groupe envoie quand même la sauce. Un concert de Turnstile, c'est l'assurance de prendre un maximum de grooves (et de kick) dans la gueule. Qu'ils jouent des titres tirés des EP (Canned Heat, 7, Keep It Moving, Pushing Me Away, Death Grip) ou de leur album (Gravity, Fazed Out, Blue by You, Drop), on passe un putain de bon moment. Je me joindrai même au pit, histoire de me défouler un peu. Bref, je suis fan et je l'assume complètement !

Changement d'ambiance puisque c'est sous une Valley assez bien remplie que je me dirige. En effet, c'est King Dude qui joue, proposant son Neo Folk bien sombre à qui veut l'entendre. Et moi, j'ai bien envie ! D'autant plus que je me suis posé dans un coin, allongé dans l'herbe, me laissant emporter par sa voix et ses mélodies, me permettant même de fermer les yeux de temps à autre. Un repos réparateur comme on en fait plus ! Finalement, peu de chose à dire : une bonne expérience, reposante et agréable.

Retour sous la Warzone (oui j'enchaine entre les scènes) pour voir Power Trip ! Vu au Gibus à Paris, le groupe avait dû jouer sans son chanteur (le guitariste faisait le chant). C'était d'ailleurs un excellent concert. Mais je suis bien heureux de revoir le groupe, au complet cette fois, au Hellfest 2016. Une prestation de haut niveau avec un public chaud bouillant (de bons petits circles pits à foison), scandant les paroles à tout va. Le chanteur est une vraie pile électrique, sautillant comme un dingue pendant toutes les chansons. Leur Crossover est un concentré d'énergie (écoutez Manifest Decimation, vous comprendrez de quoi je parle) et en live, le tout est décuplé. Je ressors du set rincé comme un cochon, ayant passé les 3/4 de celui-ci dans le pit. Juste énorme !

Petit saut devant la MS pour Tarja, histoire de voir. Bon ba c'était nul de chez nul, chiant comme pas possible, du coup, retour à la Warzone...

... pour Ratos de Porao. Du gros crossover sud-Américain qui n'est jamais (ou quasiment jamais en tout cas) passé dans nos contrés. Immanquable donc, d'autant plus que le groupe nous a fait le plaisir de jouer Anarkophobia en intégralité. Que dire : un groupe qui se déchaine, un pit peu rempli mais bien dynamique (en particulier certains fans du groupe devant sûrement suivre la tournée qui étaient très très chauds dans la fosse) et une set-list en béton. Entendre des titres comme "Mad Society" ou "Anarkophobia" en live, c'est vraiment le pied ! Un super concert devant un public de connaisseurs et de quelques curieux. Bref, à refaire très très rapidement !

En mainstage, c'est Blind Guardian qui cherche à envoyer son Power Metal devant un public de passionnés. Bon, je ne connais pas du tout les derniers albums donc difficile pour moi de parler de la set-list. Par contre, le groupe était extrêmement carré, manquait peut-être d'un poil d'énergie pour vraiment convaincre à 100% mais avait l'opportunité de jouer avec un son aux petits oignons. Bien évidemment, j'ai beaucoup aimé l'enchainement final "Valhalla", "The Bard's Song - In The Forest" et "Mirror, Mirror". Rien d'inoubliable mais content de les avoir vu.

Je suis passé en vitesse voir Taake : ça avait l'air pas mal, Hoest était en forme mais j'étais un peu fatigué et j'avais faim donc après 15 minutes de show, je me dirige vers les stands de nourriture.

Je reviens me poser pour Katatonia avec ma dulcinée. J'avoue ne pas trop connaître le groupe, ayant seulement survolé un ou deux albums (les derniers entre autre). Le groupe propose une sorte de musique assez froide et mélancolique, aidée par la voix du chanteur somme toute assez envoutante. Si le début du show m'a laissé de marbre, m'ennuyant un petit peu et n'accrochant que moyennement aux différents titres joués par le groupe, vers le milieu de leur set, j'ai néanmoins commencé à rentrer dans leur musique. En particulier, le dernier titre "Forsaker" m'a laissé une très bonne impression. Un moment agréable, assez doux et reposant.

La venue d'Empyrium au Hellfest fait office d'événement tant le groupe est rare en live. Et quand on voit le peu de monde présent devant, on se sent triste pour le groupe (Megadeth qui joue en même temps, ça n'aide pas ceci dit...). Même si je ne connais pas bien la discographie du groupe, j'ai choisi de louper la bande à Mustaine pour découvrir un peu plus en détail Empyrium. Aucun regret pour ma part tant leur musique envoûtante et inspirée m'a clairement séduit, en particulier avec des titres de l'acabit de "The Franconian Woods in Winter's Silence" ! Bref, néophyte mais conquis !

Quelle montée fulgurante pour Ghost qui a su en 3 albums développer une vraie fanbase. Le groupe aura donc l'honneur de jouer en soirée avec un show spécial Hellfest. Et quel show ! Si on regrettera l'absence de titres du premier album, force est d'avouer que le concert envoyé par le groupe a clairement répondu aux attentes du public. Le jeu de scène était génial de bout en bout : nonnes qui viennent balancer des capotes dans le public ou donner à boire un liquide rouge dans des coupelles aux premiers rangs, des enfants qui viennent faire les chœurs sur "Monstrance Clock" (quand on connait les paroles du titre, ça fait forcément sourire) ou encore un feu d'artifice en final, Ghost a fait les choses en grand. Niveau set-list, ça reste donc axé sur les deux derniers albums avec des titres comme "Spirit", "Body And Blood", "Year Zero", "Cirice", "He Is" etc. Bref, un très bon show bien mis en scène et musicalement bien carré.

Plus que deux concerts avant la fin du festival et pas des moindres : c'est Black Sabbath, en pleine tournée d'adieu (enfin c'est ce qu'ils disent hein !) qui monte sur scène. Si Ozzy a clairement perdu de sa voix (qui, de toute manière, n'a jamais été exceptionnelle), le groupe propose néanmoins un show axé old-school avec que des titres des premiers albums. En somme, la set-list quasi-parfaite. Etant très fatigué, je me repose sur le côté en observant le groupe balancer  "Black Sabbath", "Behind the Wall of Sleep", "Into the Void" ou encore "N.IB". Une bonne claque bien évidemment tant les titres joués sont cultes et de qualité. Heureux de les avoir vu une dernière fois !

Le final, et c'est d'ailleurs ce qui m'a motivé à venir au Hellfest 2016, c'est King Diamond qui joue son album Abigail en intégralité. Mais histoire de nous mettre en bouche, le King proposera d'abord quelques titres de sa carrière : avec une belle mise en scène (les décors sont magnifiques !), KD débute avec l'un de mes titres préférés "Welcome Home" tiré de Them. Son parfait, ambiance géniale et surtout un King en pleine forme vocalement parlant, difficile de ne pas succomber à ce dernier concert tant tout est parfait de bout en bout. On aura donc le droit à différents titres comme "Halloween", "Eye of the Witch" mais également "Melissa" et l'incroyable "Come to the Sabbath" de Mercyful Fate. Mais ce n'était que la première partie du show puisque le King va enchainer avec Abigail en intégralité : "Arrival", "A Mansion in Darkness" ou encore "The Possession", tout y passe, pour notre plus grand bonheur. Voir le King en live est une expérience à part entière autant d'un point de vue technique que d'un point de vue scénique. Et vu la rareté de ses shows, ceux qui ont raté ça doivent désormais s'en mordre les doigts...

Et voilà, le Hellfest est terminé. 3 jours de bonheur auditif, de bonnes claques mais également de quelques déceptions. Néanmoins, toujours ce même problème de public beauf consanguin qui ne vient pas pour la musique et qui gâche les concerts des personnes réellement fans de musique. Ceci dit, on a le public qu'on mérite (merci la grande roue et toutes ces conneries !). Un bon souvenir au global mais un petit goût amer dans la bouche...






vendredi 26 août 2016

Hellfest 2016 - Samedi

C'est bien fatigué que j'entame cette seconde journée au Hellfest. Et encore une fois, de nombreux groupes à voir en ce samedi (et ce sur toutes les scènes, comme toujours !). C'est donc dès 9h00 que je me présente devant les grilles en attendant l'ouverture des portes afin de pouvoir entrer rapidement sur le site et, par conséquent, voir les tous premiers groupes de la journée !

Lumberjack Feedback ouvre les hostilités : les Français, remplaçant Dopethrone (snif snif) au pied levé, proposent une sorte de Stoner instrumentale assez classique. Bon soyons honnêtes, j'ai fait le concert assis voire allongé dans l'herbe. La nuit a été courte alors je profite de la Valley pour me reposer un peu. Bref, si le tout se veut bien fait, il reste que 30 minutes de jeu suffisent amplement. Les groupes instrumentaux sont agréables en général mais on en a vite fait le tour. Et je n'ai pas compris pourquoi il y avait deux batteurs. J'ai rien contre ça mais ça apportait juste rien du tout à la musique (les parties de batterie étaient assez simples en fait !). Sympathique pour débuter la journée mais vite oublié !

Mais pourquoi j'ai été voir Steak Number 8 ? En fait, ce concert est un dilemme pour ma part : je n'arrive pas à savoir si j'ai aimé ou non. Musicalement, c'est un ovni : une sorte de Post-je ne sais pas quoi avec plein d'influences -core et prog. Un truc qui n'avait rien à foutre en Mainstage en y réfléchissant bien. Et puis, il y a ce chanteur et ses mimiques... spéciales ? Je ne sais pas, le mec était possédé par sa musique. Et c'est vraiment bien de voir ce genre de prestation scénique mais j'ai juste rien compris à la musique. Mais genre vraiment rien... Mon cerveau a été passé au mixeur pendant les 30 minutes de jeu. Peut-être que c'était l'effet voulu ceci dit...Je suis donc sceptique mais il n'est pas dit que je n'essaye pas d'écouter un peu plus en studio pour voir si c'est autant barré que ce live.

J'ai tenté 2 titres de Hangman's Chair mais ça manquait terriblement de couilles pour me convaincre alors j'en ai profité pour me balader un peu sur le site en attendant le prochain groupe, à savoir Loudness. Et en termes de rareté, les Japonais se posent là ! Clairement, ma première petite claque de la journée : son aux petits oignons, groupe en forme débutant en plus par l'excellente "Crazy Nights", en bref du pur Heavy comme on en fait plus. C'est triste de voir le groupe si bas sur l'affiche mais ne boudons pas notre plaisir : avec des titres comme "The Sun Will Rise Again", "Crazy Doctor" ou "In The Mirror" dans la set-list, on ne pouvait qu'être convaincu par la bonne humeur des Japonais. Deux points négatifs seulement : le peu de monde présent pour eux et le temps de jeu. Mais bon, vu le public, rien d'étonnant...

Franchement, il faut que je revois Crobot en salle. Les mecs respirent les '70, ils en ont bouffé à toutes les sauces. Alors forcément, en live, ça déchire, ça groove de partout, ça donne la bougeote. Mais merde, d'habitude sous la Valley, le son est plutôt bon. Sauf que là, ça grésillait et le mix était bancal. Alors quand tu entends des tubes comme "The Necromancer" ou "Legend of the Spaceborne Killer" mais que le son ne suit pas, tu as juste un petit goût amer dans la bouche. Un pur show (fallait voir le chanteur sauter sur les épaules du guitariste pendant qu'il faisait un solo ! Juste épique !) mais un son qui ne mettait pas du tout en valeur le groupe.

Premier tour à la Warzone en ce samedi 18 juin pour voir le Hardcore de Strife. Pas le groupe que je connais le mieux de la scène mais franchement, leur album Witness a Rebirth est une perle. Bon, le dernier EP est un peu moins bon mais Strife reste Strife : ils sont pas là pour faire du Herbert Leonard ! Surtout quand le groupe déboule avec un petit "Carry the Torch" d'une efficacité redoutable. Du hardcore pur jus en somme, avec un public chaud bouillant (pour ma part, je resterai derrière, étant un peu fatigué) qui se défoule dans la fosse. Bon je regrette l'absence de l'excellente "Show no Mercy" mais on ne peut pas tout avoir ! A revoir en salle !

Mantar c'est le genre de groupe qui a vu sa notoriété décollée grâce à un album. Leur second en fait, Ode to the flame. Et comme c'est un peu la hype en ce moment, le groupe est composé de seulement deux membres mais arrive, à l'instar de Bolzer par exemple, à obtenir un son aussi massif qu'un troupeau d'éléphant qui te marcherait dessus. Alors, j'avoue ne pas avoir spécialement bien écouté leurs deux albums mais ce que je retiens de leur show c'est : d'une, ça t'explose le cerveau à coup de gros riffs bien gras oscillant entre le Sludge et le Doom mais qu'en plus, ça confirme ce que je disais sur mon live-report d'Inquisition, à chaque fois que je vois un binôme sur scène, je prends toujours une méga mandale dans la gueule. De deux, comme pour tous les groupes "binômes", les mecs sont possédés par leur musique, c'est juste impressionnant. D'ailleurs, j'ai trouvé ça vraiment cool que le batteur ne soit pas derrière (comme 99% du temps) mais sur le côté, en face du chanteur. Ha et aussi, leur titre "Era Borealis" est juste le titre le plus badass de ces 10 dernières années. En somme, on est tous repartis en chantant "This is Era... Borealis ! This is Death...Uber Alles !".

Retour sous la Warzone pour aller voir Discharge, groupe culte de la scène Crust/Hardcore. Avec une attitude bien punk dans l'âme, le groupe a balancé la sauce mais bon, soyons honnêtes : si Discharge envoie un son bien violent, on a quand même l'impression d'entendre 20 fois la même chanson. Pas franchement dérangeant sur un set assez court mais en l'occurrence, au Hellfest, le groupe a le droit à 50 minutes de jeu. C'est bien fait, violent, efficace mais un poil redondant sur la longueur...

C'est marrant le genre de groupe que peut ramener le Hellfest : je me souviens, en 2012, on avait eu le droit à Uriah Heep (qui m'avait littéralement endormi !), l'année dernière c'était Billy Idol et cette année on a le droit aux maîtres du Hard FM, à savoir Foreigner. Du coup, je ne connais réellement que le opus sobrement intitulé 4 et, comme 3/4 de la population mondiale, leur balade qu'on ne présente plus "I Want to Know What Love Is". Bref, c'est assis tranquillement dans un coin que j'observe leur show très très bien exécuté. J'ai adoré entendre un titre comme "Juke Box Hero" qui m'a fait bouger mon popotin comme jamais et, bien évidemment, j'ai dansé le petit slow avec ma dulcinée pendant leur balade. Bref, un moment calme, reposant et agréable. Une petite pause qui fait du bien.

Avant d'enchainer sur la Mainstage 2 avec le Hardcore de Sick of it All ! On m'avait dit énormément de bien des prestations live de SOIA. Voire que c'était le meilleur groupe de Hardcore en live. Meilleur, je ne sais pas, mais merde, c'était un sacré bordel ! Le genre de pit où les circles pits sont tellement énormes que tu as l'impression de courir un marathon ! Le groupe a donc démonté la MS 2 à coup de "Injustice System", "Road Less Traveled", "Death or Jail" ou encore "Uprising Nation" ! Assez fun d'ailleurs d'observer le guitariste sur scène, tant il court et saute à tout va et dans tous les sens. Une vraie pile électrique le mec ! Si le son se voulait assez moyen (un mix assez bizarre, guitares en retrait par moment), l'énergie que dégage le groupe m'a convaincu sans aucun soucis. Hâte de revoir ça !

Bonne surprise sous la Warzone avec The Toy Dolls ! En toute franchise, hormis "Nellie the Elephant", je ne connaissais aucun titre de ce groupe de Punk complètement déjanté. Rien à dire : c'est jouissif au possible, complètement barré, autant musicalement que scéniquement. La voix du chanteur est assez unique en son genre (allez écouter quelques titres sur youtube, vous verrez...) et l'ambiance est vraiment bonne dans la fosse. Pris par la fatigue, je partirai un poil avant la fin, histoire d'aller manger un bout derrière la Warzone (près de la superbe statut de Lemmy !).

J'ai tenu un deux titres devant Bad Religion. J'ai juste eu l'impression de voir un groupe de grands-pères jouer des titres de rock mou. Pourtant, j'apprécie le groupe sur skeud (surtout les anciens albums) mais alors là... Ridicule, tout simplement ! Je me dirige donc vers la MS1 pour Within Temptation. Pas que je sois fan du groupe, le Metal Symphonique me laissant clairement de marbre de manière générale, ce fut l'occasion d'une part de rejoindre ma dulcinée et d'autre part de me placer pour Twisted Sister. Bref; le groupe a donc balancé son Metal Sympho pendant plus d'une heure (ce qui peut vite tourner à la torture si on déteste ce genre) mais force est d'avouer que j'ai plutôt apprécié ce que j'ai entendu. Sharon était en voix, clairement impressionnante sur certains titres comme "In the Middle of the Night" ou encore "Mother Earth", très belle chanson soit dit en passant. Notons l'apparition de Tarja, ex-Nightwish sur le titre "Paradise". Le duo s'en sort avec les honneurs et les fans ont eu l'air d'apprécié, grand bien leur fasse ! Un concert de qualité même si loin de mes genres de prédilections.

J'ai regardé de loin le show de Bring Me The Horizon en attendant Twisted Sister : clairement le genre de musique que je déteste mais le groupe a fait le taff, scéniquement parlant. Ça a du plaire aux fans.

Le groupe que j'attendais le plus de la journée, c'était Twisted Sister. Cette légende du hard fait donc ses adieux et profite de l'occasion pour faire une dernière tournée. Passage obligé au Hellfest donc, à mon plus grand bonheur. Première fois que je vois Dee Snider et sa bande en live et j'en ai pris plein les oreilles. "It's a Long Way to the Top (I You Wanna Rock N Roll)" d'AC/DC résonne dans les enceintes, signe que TS va débarquer incessamment. Le groupe déboule avec "What You Don't Know" suivi de l'incoyrable "The Kids Are Back" (lancée par un "We are Twisted Fucking Sister !!!"). Premier constat : le son est parfait. La voix de Snider est excellente, les zicos sont bien en forme : les tubes fusent à tout va ! Que ce soit "Burn in Hell", You Can't Stop Rock N Roll", "We're Not Gonna Take It" ou "I Wanna Rock", il est impossible de ne pas bouger et scander les refrains des différents titres. D'ailleurs, Snider nous fera rechanter à de nombreuses reprises le refrain de "We're Not Gonna Take It" en nous incitant à lever le majeur bien en évidence, en réponse aux actes barbares des terroristes. Un moment très fun, chaleureux et qu'on se le dise, émouvant. Bien content également d'entendre "I Believe in Rock N Roll" et l'excellente "Shoot Em Down" accompagné de Phil Campbell ! C'est d'ailleurs l'occasion pour le groupe de rendre hommage à Lemmy en reprenant un titre de Motorhead, à savoir "Born to Raise Hell". Le groupe terminera son show sur "S.M.F", chanson culte de chez culte. Twisted Sister respire le Hard Rock et la bonne humeur : il fait partie des grands et préfère prendre sa retraite maintenant, quand il est encore au top de sa forme. Merci les gars !

S'en suit un feu d'artifice en hommage à Lemmy dans le ciel. Pas forcément un grand grand fan, de manière générale, de ce genre d'événement mais bon, avouons qu'il était plutôt joli (les moyens ont été mis) et le final avec marqué "LEMMY" dans le ciel fait son petit effet. Kitsch mais bel hommage.

J'ai failli tenté Dark Funeral mais j'étais trop fatigué : direction le camping pour une bonne nuit de sommeil afin d'entamer ce troisième et dernier jour de festival.







mercredi 13 juillet 2016

Hellfest 2016 - Jeudi/Vendredi





Déjà 11 ans que le Hellfest existe. 11 ans que le festival évolue au fil des années, devenant de plus en plus gros et ramenant de plus en plus de monde en son sein. Cette édition 2016 ne déroge pas à la règle avec son lot de nouveautés, son affiche alléchante et son public toujours aussi... merdique. 

Etant donc présent à cette édition 2016, voici mon (long) report que je vais diviser en 3 parties pour une meilleure lisibilité.

Jeudi

4ème fois que je me rends au Hellfest pour ma part. Après 2012, 2014 et 2015, me voici de nouveau à Clisson, petite ville médiévale de Loire-Atlantique. Soyons honnêtes, je n'étais pas chaud pour revenir en terre clissonaisse à la base. La raison est double : d'une part car quasiment toutes les places ont été vendues avant même la première annonce de groupes (et je trouve ça honteux que le festival ne garde pas au moins la moitié des places en réserve en attendant l'annonce des groupes comme les autres années) mais également car le Hellfest est devenu le Beaufest. Le public n'en devient que plus ridicule, préférant se déguiser et gueuler apéro en se mettant des murges au lieu de profiter des nombreux concerts présents à l'affiche (sauf pour Rammstein évidemment !). Pire, le Hellfest les conforte dans cette idée en instaurant des conneries inutiles comme la grande roue (présente depuis deux/trois ans) et maintenant une tyrolienne. Manque plus qu'un Hellfest Coaster pour concurrencer Disneyland tiens ! Mais bon, l'affiche étant très très alléchante, j'ai craqué. En particulier à cause de King Diamond et Twisted Sister, je dois bien l'avouer.

Départ mercredi vers 23h00 en compagnie de la Chabette mais également d'un couple d'amis en direction de Clisson. Préférant rouler de nuit, le trajet se passa très bien et nous arrivâmes vers 3h30 du matin. Le Red Camp étant comme à l'accoutumé ouvert, nous sommes allés nous installer et c'est parti pour un dodo bien mérité bien que trop court. On va vite avancer vers la fin de journée, passant l'épisode de l'attente aux portes du festival mais également aux portes du camping pour cause de boue conséquente, pour s'attarder sur les deux petits concerts que j'ai été voir au Metal Corner, scène découverte où je vais chaque année observer un ou deux groupes. Ma soif de musique est sans fin !

Premier groupe à fouler les planches de la scène découverte, Viktims nous propose un Crust bien puissant et racé. Malheureusement, le son n'était vraiment pas à la hauteur : cela ressemblait plus à une bouillie sonore qu'à autre chose. Dommage car la volonté du groupe et le dynamisme du chanteur faisait plaisir à voir. A revoir dans de meilleures conditions car je n'ai pas réussi à accrocher plus que ça.

Si le son se veut toujours aussi mauvais avec les Bretons de Radical Failure, le groupe m'a néanmoins bien plus convaincu que Viktims. Proposant un Street Punk énergique, les Bretons vont enflammer le Metal Corner. Par ailleurs, le groupe n'aurait pas dénoté sur la Warzone, en ouverture le vendredi par exemple. Bref, c'était dynamique, les titres s'enchaînent rapidement, certains refrains restant facilement en tête. Une bonne découverte !

Initialement, j'avais prévu de voir Angry Days et Supertanker mais j'avoue avoir eu la flemme, tant la fatigue se faisait sentir. J'en profiterai pour aller boire un verre avec les collègues du forum Hellfest et également récupérer l'ami Chlorure (guitariste d'Above Us) vers 23h30 afin de le conduire vers notre point de chute au Red Camp. Après l'avoir aidé à installer sa tente, je m'écroule sur mon matelas et plonge dans un sommeil profond.

Vendredi

 On va pas tergiverser pendant des heures, l'important dans un live-report, c'est de parler des groupes. Alors c'est parti pour un long report de la journée de vendredi déjà bien chargée en émotion et en bons concerts.

Premier concert du vendredi, Monolord a envoyé son Stoner/Doom devant un parterre moyennement rempli. Et putain, que c'était bon ! On s'est pris buche sur buche avec ce groupe : seulement 3 titres joués (faut voir la longueur des morceaux aussi...) mais quel pied ! Porté par un son parfait où tous les instruments étaient audibles, Monolord a mouché tout le monde, en particulier avec son dernier titre Empress Rising. Une très belle entrée en matière et l'une de mes premières claques du festival.

Delain
continue les hostilités sur la mainstage. Bon c'est le genre de groupe que je n'aime pas spécialement. En fait, je n'ai rien contre la scène Symphonique mais au global, c'est clairement pas ma came. Mais quand on aime, on fait des efforts et c'est donc avec le sourire que j'accompagne ma dulcinée voir Charlotte et sa clique. Et bien, ce fut une très bonne surprise. Déjà car le son était bon et que le groupe était clairement en forme, très communicatif avec le public mais également car ils ont joué la seule chanson que je connaissais, à savoir We Are The Others, un petit tube qui reste en tête toute la journée. Si techniquement, ça ne vole pas forcément très haut, il reste que Charlotte Wessels a une superbe voix et qu'entendre les quelques titres joués en ce vendredi matin fait réellement plaisir. Pas une claque mais un bon concert malgré tout !

On enchaîne de suite avec Audrey Horne et son Hard Rock bien groovy. Même si les compos se révèlent fort sympathiques, je n'adhère pas à leur show pour la simple et bonne raison que le son manque de puissance. On a l'impression d'assister à une sorte de Hard Rock mou hormis le dernier titre , à savoir l'excellent Waiting for the Night au refrain très fédérateur qui permit de remonter un peu le niveau. Une déception donc, la première du week-end. Bien dommage car le groupe mérite mieux que ça !

Cruachan c'est le genre de groupe hyper culte que tout le monde a oublié. Moi le premier car finalement, si je me retrouve à ce concert c'est parce que Chlorure m'a vanté les mérites de ce groupe. Bref, si le son ne rend pas vraiment honneur au groupe, l'ambiance est quand même très festive dans la fosse. Avec son côté Black/Folk un peu pouet pouet à certains moments, Cruachan conquit un public venu en découdre à coup de Wall of Death et autres joyeusetés mais tout en restant bon enfant. Musicalement, rien de marquant pour ma part. Si le tout est bien effectué, je n'ai néanmoins retenu aucune chanson marquante qui se dégageait du set. Un concert sympathique mais pas inoubliable...

...contrairement à Wo Fat qui porte terriblement bien son nom. Dans le genre parpaing en pleine gueule, le groupe se pose là. C'est en gros néophyte que je me rends sous la Valley et j'ai pris une grosse claque. En même temps, les Ricains ont balancé un Stoner digne des plus grands, avec cette basse vrombissante et des rythmiques à toute épreuve. J'ai peu de choses à dire dessus vu que j'en suis un gros néophyte mais c'est un groupe que je dois approfondir en studio... et revoir en salle au plus vite !

Première fois que je me rends à la nouvelle Warzone, tout simplement magnifique et bien mieux agencée que les précédentes éditions. Et en plus, j'y vais pour un groupe qui en a dans le pantalon : All Pigs Must Die ! Bon ba, sans surprise, ce fut un rouleau compresseur : les cris déchirés de Kevin Baker font leurs effets et Ben Koller matraque ses fûts comme jamais. D'ailleurs, je préfère All Pigs Must Die à Converge mais ça n'engage que moi ! Les titres s'enchainent, ne se ressemblent pas sauf en termes de puissances et de violences.  La violence sonore qui se déploie se ressent dans le pit qui est bien violent (certains vont repartir un peu abimés d'ailleurs !) : All Pigs Must Die a le public dans la poche. Une seule chose à dire finalement : GOD IS WAR !

Petite pause (oui car jusque là, j'ai un peu enchaîné sans temps mort...) le temps de manger un panini (cher mais pas mauvais), loupant accessoirement le set de Sadist puis je retourne me poser à la Warzone, histoire de souffler un peu et d'attendre le prochain concert.

Et c'est Victims (à ne pas confondre avec les Français de Viktims) qui déboule sur scène. Ce groiupe m'attirait particulièrement, entre autre parce que leur son bien violent flirte avec la mélodie de temps à autre. Peu de monde devant leur concert, ce qui fait que j'opte rapidement pour la barrière, histoire d'avoir une vue irréprochable sur la scène. Et bien mon cochon (un rapport avec All  Pigs Must Die ?), encore un groupe à approfondir ! Les mecs ont bouffé du Crust et du Punk durant leur enfance, y'a pas de doute là dessus. C'est violent, ça frappe là où ça fait mal mais ça n'en oublie pas pour autant les mélodies et les refrains que l'on peut scander à pleine voix. Une véritable ambiance Punk, voilà ce qu'est un concert de Victims !

En 2016, une bonne partie de la scène Thrash est mise sous l'Altar (ce qui fait moins de Death Metal du coup...). Et pour mon premier concert du genre au HF 2016, je commence fort avec les Américains d'Havok que j'ai pu voir à Paris quelques jours plus tôt. Sur Paris, le concert était sympathique avec une bonne ambiance mais un son très très hasardeux. Je suis déjà aux anges quand je vois que le groupe obtient un très bon son sous la Altar. Leur concert commence fort avec Point of no Return qui lance les premiers pits. Et il faut dire que le public a répondu présent : il y aura bon nombre de wall of death et autres circle pit pendant tout le set. Côté set-list, tout s'enchaine vite : No Amnesty suivi From the Cradle to the Grave entraine tout le monde à bouger, sauter, slammer et foutre le bordel. Bien sûr, le final sur DOA et Give me Liberty or Give me Death fait toujours son petit effet et prouve encore une fois qu'Havok a vraiment la carrure pour devenir un grand groupe de Thrash (contrairement à pas mal de jeunes groupes actuels). Notons qu'Havok, sur une aussi grande scène, est très à l'aise : beaucoup de communication avec le public, show carré et efficace, le groupe se veut très très professionnel. A tel point que je me suis demandé si c'est bien le même groupe que j'ai vu à la Mécanique Ondulatoire quelques jours auparavant. Excellent, tout simplement !

Bon, je commence à pas mal courir entre les scènes (Mode marathon : ON) mais c'est pour ne rien louper de la prestation de Vision of Disorder sous la Warzone. Alors oui, je rate volontairement Anthrax, déjà car leur set-list pue bien la merde (ça c'est dit) et que Vision of Disorder est assez rare en France pour qu'on daigne s'y intéresser un minimum. Bon, j'y vais un peu en mode "découverte" et j'ai pas regretté : si les quelques chants clairs du chanteur m'ont un peu fait peur (mais un peu seulement), le reste m'a séduit de bout en bout : un chant hargneux, des rythmiques tantôt bien violentes et directes dans la gueule, tantôt un peu plus alambiquées et un groupe de dingue sur scène. Bon soyons honnêtes, le groupe ne fait pas du Hardcore pur jus et pioche également dans la scène Metalcore mais franchement, pourquoi s'en plaindre ? Suffit d'écouter Imprint pour se rendre compte de la qualité de composition du groupe. Bref, aucun regret d'avoir louper Anthrax !

Comme je l'ai dit précédemment, le rush entre les scènes se veut de plus en plus fatiguant. Je vais donc regarder Vader, assis tranquillement sur le côté. Peu de choses à dire sur leur prestation : c'est carré, tu as l'impression qu'un char d'assaut te roule sur la gueule et le groupe sait sortir les bonnes rythmiques Thrashy quand il le faut (Triumph of Death). La finesse Polonaise en somme !

Inquisition
enchaînera avec son black crasseux sur la scène d'à côté : première fois que je les vois et je fus très surpris. Autant le black sur skeud, j'aime plutôt bien, autant en live ça a tendance à m'emmerder à un point inimaginable. Du coup, j'évite pas mal la Temple au HF tant je suis déçu assez régulièrement. Sauf que là, ba non. Un super son, deux zicos au top (j'adore les groupes en binôme, à chaque fois je prends une mandale), bref une bonne branlée. Bon, si un petit défaut : c'est quand même super con d'avoir un putain de premier album ("Into the Infernal Regions of the Ancient Cult" datant de 98), pour ne pas dire votre meilleur album, et de n'en jouer AUCUN titre. Franchement, un petit The Initiation aurait vraiment pu faire mouche !

Du coup, si je suis resté pour Inquisition, c'est surtout pour ne pas avoir à courir pour voir Sacred Reich, l'un des groupes que j'attendais le plus de la journée. Aucune déception à l'horizon, bien au contraire puisque les ricains furent en forme ! Commencer le show avec The American Way était forcément un signe de réussite ceci dit. Mais bon, voyez plutôt : Death Squad, Love...Hate, Ignorance, Blue Suit Brown Shirt, Independant, Surf Nicaragua... Personnellement, j'appelle ça une set-list d'enculé ! Super carré, le groupe envoie la sauce avec un gros point positif pour la voix de Phil qui est juste parfaite, aucune faiblesse, aucune baisse de régime. Seul point noir du concert : le gros fils de pute qui a ouvert mon sac pendant mon slam (heureusement, il n'a pas pu chopper mes papiers !). J'ai même récupéré mon sweet Death à la fin du concert (merci la sécu !). Bref, hormis ce petit désagrément (si jamais tu me lis petit fouineur, sache qu'une batte de baseball fait énormément de dégâts, en particulier lorsque l'on vise les rotules, je préfère prévenir si jamais l'envie te reprenait d'avoir les mains baladeuses...), un super concert qui entre clairement dans mon top 5 du festival !

Seconde pause bouffe de la journée (et repos également) avant d'enchainer avec un autre monstre du Thrash.

Overkill
investit la scène en pleine forme, avec un bon petit Armorist qui passe bien le cap du live (même si le titre à tendance à me souler sur skeud). Première fois que je les vois (oui j'ai raté la date Parisienne, lapidez-moi, je vous en prie !) donc je suis aux anges, en particulier quand les premiers accords de Rotten to the Core retentissent. Fan absolu du premier opus, je prends mon pied sur ce titre qui reste l'un de mes préférés du groupe. La set-list oscillera entre du récent (Electric Rattlesnake, Ironbound) et du old-school (Hello from the Gutter, Hammerhead, Feel the Fire, Coma). Un juste milieu donc, qui m'a bien plu et qui a peut-être permis à certains de découvrir le groupe sous plusieurs facettes de sa carrière. Bien sûr, gros final sur Fuck You, que tout le public reprendra à haute voix ! Un super show !

Je me suis dirigé vers la Warzone pour voir les Ricains de Converge et j'ai tenu 3 titres à peine : un groupe plutôt chaud mais une guitare inexistante dans le mix. Du coup, ça paraissait relativement plat (un comble pour ce groupe !). Je n'ai pas eu le courage de rester... et me dirige vers la Temple pour revoir Aura Noir. On sent que Rammstein joue en même temps car on notera autant de monde qu'à 10h30 du mat devant le groupe. Invraisemblable et tellement révélateur du public actuel du HF. D'ailleurs, la Mainstage semblait inaccessible tant il y avait du monde pour voir les Allemands. Bref; Aura Noir envoie son Black Thrash bien comme il faut, rien d'original mais d'une efficacité redoutable. Le son était, qui plus est, vraiment bon, un plaisir pour les oreilles. Petit final sur Conqueror et le groupe s'en va sobrement, sûrement un peu déçu du manque d'engouement pour leur musique. Revenez au Fall of les gars, on vous accueillera bien !

Je suis obligé de parler du prochain concert ou pas ? Si ? Vraiment ? Bon... Donc, première fois que je vois Testament, autant dire que j'étais en joie sauf qu'il y a eu un enculé d'ingé son qui a décidé, en toute simplicité, de massacrer mon concert. Bon, objectivement, les zicos ont fait quelques pains mais c'est quoi ce son immonde ? Et j'ai testé partout : devant, sur la droite, derrière, près des ingés sons... Ils ont de la merde dans les oreilles ? Leurs sonotones sont hs ? Pour dire, j'ai reconnu Over the Wall au moment où il y a eu le refrain... Alors oui, la set-list était pas dégueu (Into the Pit, Practice What You Preach, The New Order, Discilples of the Watch, More Than Meets the Eye) mais franchement le son a tout gâché. J'ai même pas tenu jusqu'à la fin, me barrant en plein milieu du dernier titre.

On a vainement tenté, ma dulcinée et moi-même, de nous rendre en Mainstage pour Offspring mais c'était sans compter le troupeau de beaufs qui revenaient de Rammstein. On a donc fait demi-tour et sommes rentrés nous coucher. Première journée remplie d'excellents concerts et de quelques déceptions qui m'a complètement rincé (le rush entre les scènes n'aide vraiment pas). Bref, dodo time avant d'enchainer avec une seconde journée tout aussi riche en émotion...